D’abord, laissez tombez les conseils de ceux qui vous disent « bah tu poses tes valises et tu verras bien sur place » nan nan nan. D’emblée il vous faut trouver, en tout premier lieu, une boite postale, et c’est mieux si c’est vraiment votre lieu de résidence. Demandez un coup de pouce à une connaissance, à un proche…
Cette boîte postale vous servira pour
- obtenir un compte en banque, sans ça mhup retour case départ. Pour obtenir ce compte, munissez-vous de votre contrat de bail. Et de vos papiers d’identité. 460 euros vous seront réclamés, une base –qui vous appartient- pour ouvrir ce compte. Armez-vous de patience pour votre carte, vos codes et le pc banking. Mais vous les obtiendrez. Le mieux est d’avoir gardé un compte belge pour le transit d’où vous pouvez retirer de l’argent (pensez donc au Maestro ou à la Visa). Petite note : si vous avez un emprunt en Belgique, sachez que celui-ci n’est remboursable qu’à partir d’un compte belge. Ne le résiliez donc pas dans ce cas.
- Obtenir une mutuelle. Soit vous passez par votre employeur, soit vous vous inscrivez, comme en Belgique. Vous recevrez dans un délai antillais ;-) une carte VITALE, équivalent de la carte SIS. En Belgique, demandez au siège de votre mutualité un document qui s’appelle « attestation des droits acquis » et une couverture de trois mois après votre départ. Si vous avez une assurance maladie, informez-vous quant à sa validité dans le cas d’une expatriation. La DKV par exemple ne fonctionne pas, il faut la transformer en « plan horizon ». Pour les vaccins, il ne faudra que faire le rappel du tétanos. Rien d‘autre n’est obligatoire ni nécessaire. Demandez à vos médecins habituels les copies de vos dossiers.
- Vous radier des listes communales belges. Oui c’est pas gai comme terminologie… Pourtant, si vous voulez ne pas être imposés deux fois, c’est indispensable. Ils vous remettent un papier qui s’appelle « modèle 8 ». Il vous sera réclamé par le consulat. Cette formalité ne doit se faire que quelques jours avant votre départ. Après cela, impossible pour la commune de vous fournir quelque document officiel que ce soit. Songez donc avant cela à vos passeport, certificat de bonne vie et mœurs, extrait d’acte de naissance, éventuels permis en tous genres etc. Votre carte d’identité, elle, est encore valable pendant deux mois. Une fois en Martinique, connectez-vous sur le site du consulat, tout se fait en ligne.
Concernant cette boite postale héhé écrivez votre nom sur la boîte aux lettres sinon le facteur ne postera pas votre courrier.
Une fois que vous avez une boite postale, vous allez chercher un moyen de locomotion, un emploi sans doute et un vrai petit chez vous.
Pour le moyen de locomotion, vendez d’abord en Belgique vos titines. Gardez bien les preuves de radiation des plaques et suspendez vos assurances (le bonus malus reste le même pendant 5 ans sans que vous ne soyez assuré). N’oubliez pas que pour vendre une voiture à un particulier vous devez passer votre voiture au contrôle technique et que celui-ci ne se fait que sur rendez-vous (0902.88.004).
A la Martinique ne rêvez plus, c’est pas la peine d’investir dans une superbe voiture. Elle ne restera pas superbe longtemps : de un des antillais roulent comme des pétés et de deux le climat n’arrange pas les voitures, bien au contraire. Achetez donc quelque chose de pratique et de fiable. Pour les occasions, c’est très simple de trouver et sachez qu’en France la plaque d’immatriculation est liée au véhicule. Le système d’assurance est bien fait lui aussi. Pensez en Belgique à demander une attestation bonus malus. Elle vous sera réclamée bien sûr. En France, le système est le suivant : on commence au degré 1 et on descend de –0.5 tous les ans. Il vous faut être assuré depuis plus de six mois en Belgique pour obtenir une équivalence de bonus-malus. Petite note : pensez chaque mois à regonfler vos pneus…
Voici une bonne adresse pour les voitures d’occasion : www.paruvendudom.fr
Pour l’emploi, deux sites plus intéressants que d’autres sont consultables en ligne :
www.anpe.fr
un bureau anpe par ville
www.domemploi.com
N’oubliez pas avant de partir,
- si vous quittez un employeur. Le C4, l’attestation d’emploi, la dernière fiche de paie, le 281.10
- si vous êtes sans emploi, contactez l’onem qui vous délivrera un document de correspondance pour la France. Une fois sur place rendez-vous rapidement dans un bureau de l’ANPE, ils vous guideront.
- De prendre tous vos diplômes du moins en copie ainsi que tous vos certificats de formation, vos précédents C4, vos attestations de service, vos lettres de recommandation éventuelles etc.
Concernant les impôts, vous devrez remplir une déclaration anticipée. Elle concernera tous vos revenus de l’année en cours.
Pour votre petit chez vous, d’abord il vous faut quitter celui en Belgique.
Si c’est une maison que vous possédez, vérifiez le délai d’achat : pouvez-vous louer votre bien ? Ou le vendriez-vous ?
Si c’est une location, prévenez votre propriétaire dans les délais stipulés dans le bail (en général trois mois avant le départ). Il verra avec vous pour les visites et la date de remise des clefs. Il vous faudra résilier l’assurance habitation, relever les compteurs d’eau, de gaz et d’électricité (attention prenez aussi note des numéros des compteurs, ils demandent tout) ainsi que la télédistribution et l’internet et le téléphone. La plupart de ces éléments se font par téléphone ou en ligne. Facile. Pensez aussi à vous défaire de votre garantie locative.
Puis, à la Martinique, sachez que les agences prennent en général les plus jolis bien. Obtenir une location n’est pas aisé.. Ils vont demanderont de très sérieuses garanties financières (type, preuve d’un CDI, fiches de salaire des trois derniers mois et preuve que vous gagnez 3x le montant du loyer). Si vous ne possédez pas ces garanties, rabattez-vous sur les locations offertes par des particuliers. Préférez les non meublés (les meubles sont pourris en général) et attendez-vous à des loyers du type Brabant Wallon.
Il vous reste à penser alors à
- votre billet d’avion (petite astuce : corsair permet de prendre 40kg de bagages)
- de l’antimoustique Moustimug
- du repos
- des cartes mémoire pour votre appareil photo (au fait, si vous voulez un nouveau pc ou toute autre chose de ce type, achetez en Belgique avant de partir, on trouve de tout sur place mais ce qui est importé est plus cher…)
- votre numéro de portable belge
- vous : profitez !
Cette boîte postale vous servira pour
- obtenir un compte en banque, sans ça mhup retour case départ. Pour obtenir ce compte, munissez-vous de votre contrat de bail. Et de vos papiers d’identité. 460 euros vous seront réclamés, une base –qui vous appartient- pour ouvrir ce compte. Armez-vous de patience pour votre carte, vos codes et le pc banking. Mais vous les obtiendrez. Le mieux est d’avoir gardé un compte belge pour le transit d’où vous pouvez retirer de l’argent (pensez donc au Maestro ou à la Visa). Petite note : si vous avez un emprunt en Belgique, sachez que celui-ci n’est remboursable qu’à partir d’un compte belge. Ne le résiliez donc pas dans ce cas.
- Obtenir une mutuelle. Soit vous passez par votre employeur, soit vous vous inscrivez, comme en Belgique. Vous recevrez dans un délai antillais ;-) une carte VITALE, équivalent de la carte SIS. En Belgique, demandez au siège de votre mutualité un document qui s’appelle « attestation des droits acquis » et une couverture de trois mois après votre départ. Si vous avez une assurance maladie, informez-vous quant à sa validité dans le cas d’une expatriation. La DKV par exemple ne fonctionne pas, il faut la transformer en « plan horizon ». Pour les vaccins, il ne faudra que faire le rappel du tétanos. Rien d‘autre n’est obligatoire ni nécessaire. Demandez à vos médecins habituels les copies de vos dossiers.
- Vous radier des listes communales belges. Oui c’est pas gai comme terminologie… Pourtant, si vous voulez ne pas être imposés deux fois, c’est indispensable. Ils vous remettent un papier qui s’appelle « modèle 8 ». Il vous sera réclamé par le consulat. Cette formalité ne doit se faire que quelques jours avant votre départ. Après cela, impossible pour la commune de vous fournir quelque document officiel que ce soit. Songez donc avant cela à vos passeport, certificat de bonne vie et mœurs, extrait d’acte de naissance, éventuels permis en tous genres etc. Votre carte d’identité, elle, est encore valable pendant deux mois. Une fois en Martinique, connectez-vous sur le site du consulat, tout se fait en ligne.
Concernant cette boite postale héhé écrivez votre nom sur la boîte aux lettres sinon le facteur ne postera pas votre courrier.
Une fois que vous avez une boite postale, vous allez chercher un moyen de locomotion, un emploi sans doute et un vrai petit chez vous.
Pour le moyen de locomotion, vendez d’abord en Belgique vos titines. Gardez bien les preuves de radiation des plaques et suspendez vos assurances (le bonus malus reste le même pendant 5 ans sans que vous ne soyez assuré). N’oubliez pas que pour vendre une voiture à un particulier vous devez passer votre voiture au contrôle technique et que celui-ci ne se fait que sur rendez-vous (0902.88.004).
A la Martinique ne rêvez plus, c’est pas la peine d’investir dans une superbe voiture. Elle ne restera pas superbe longtemps : de un des antillais roulent comme des pétés et de deux le climat n’arrange pas les voitures, bien au contraire. Achetez donc quelque chose de pratique et de fiable. Pour les occasions, c’est très simple de trouver et sachez qu’en France la plaque d’immatriculation est liée au véhicule. Le système d’assurance est bien fait lui aussi. Pensez en Belgique à demander une attestation bonus malus. Elle vous sera réclamée bien sûr. En France, le système est le suivant : on commence au degré 1 et on descend de –0.5 tous les ans. Il vous faut être assuré depuis plus de six mois en Belgique pour obtenir une équivalence de bonus-malus. Petite note : pensez chaque mois à regonfler vos pneus…
Voici une bonne adresse pour les voitures d’occasion : www.paruvendudom.fr
Pour l’emploi, deux sites plus intéressants que d’autres sont consultables en ligne :
www.anpe.fr
un bureau anpe par ville
www.domemploi.com
N’oubliez pas avant de partir,
- si vous quittez un employeur. Le C4, l’attestation d’emploi, la dernière fiche de paie, le 281.10
- si vous êtes sans emploi, contactez l’onem qui vous délivrera un document de correspondance pour la France. Une fois sur place rendez-vous rapidement dans un bureau de l’ANPE, ils vous guideront.
- De prendre tous vos diplômes du moins en copie ainsi que tous vos certificats de formation, vos précédents C4, vos attestations de service, vos lettres de recommandation éventuelles etc.
Concernant les impôts, vous devrez remplir une déclaration anticipée. Elle concernera tous vos revenus de l’année en cours.
Pour votre petit chez vous, d’abord il vous faut quitter celui en Belgique.
Si c’est une maison que vous possédez, vérifiez le délai d’achat : pouvez-vous louer votre bien ? Ou le vendriez-vous ?
Si c’est une location, prévenez votre propriétaire dans les délais stipulés dans le bail (en général trois mois avant le départ). Il verra avec vous pour les visites et la date de remise des clefs. Il vous faudra résilier l’assurance habitation, relever les compteurs d’eau, de gaz et d’électricité (attention prenez aussi note des numéros des compteurs, ils demandent tout) ainsi que la télédistribution et l’internet et le téléphone. La plupart de ces éléments se font par téléphone ou en ligne. Facile. Pensez aussi à vous défaire de votre garantie locative.
Puis, à la Martinique, sachez que les agences prennent en général les plus jolis bien. Obtenir une location n’est pas aisé.. Ils vont demanderont de très sérieuses garanties financières (type, preuve d’un CDI, fiches de salaire des trois derniers mois et preuve que vous gagnez 3x le montant du loyer). Si vous ne possédez pas ces garanties, rabattez-vous sur les locations offertes par des particuliers. Préférez les non meublés (les meubles sont pourris en général) et attendez-vous à des loyers du type Brabant Wallon.
Il vous reste à penser alors à
- votre billet d’avion (petite astuce : corsair permet de prendre 40kg de bagages)
- de l’antimoustique Moustimug
- du repos
- des cartes mémoire pour votre appareil photo (au fait, si vous voulez un nouveau pc ou toute autre chose de ce type, achetez en Belgique avant de partir, on trouve de tout sur place mais ce qui est importé est plus cher…)
- votre numéro de portable belge
- vous : profitez !
3 commentaires:
Excellent résumé poupée !
Simple, concis, précis.
Avec un tel outil, la communauté des belges de Martinique risque de s'étoffer d'ici quelques temps.
A dans deux jours !
Piti mari
Super ! Ca va en soulager plus d'un d'avoir toutes ces données. Alors qu'est-ce qu'on dit ? MERCI LISON !!!
Z'avez le même mode d'emploi pour le Mexique? :p
N'empêche, z'êtes fort courageux tous les deux, mes proficiaat à chtite Lison pour avoir organisé son départ et tout le reste sans baisser les bras... Moi à ta place j'aurai pris un billet d'avion 2 jours après le départ de mon homme et j'aurai tout laissé en plan!
Des bisous à vous, des tonnes.
Et des retrouvailles pétillantes ! (je dis pas ça pour le champagne euh Tom! ;)
A très vite !
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